NOUS UTILISONS DES COOKIES POUR AMÉLIORER VOTRE EXPÉRIENCE

Quelques gouttes du Rhône…

Photographie par Olivier Metzger

Hors-champ

Quelques gouttes du Rhône…

Hors-champ

Quelques gouttes du Rhône…

Une invitation au voyage, à travers les siècles et les terroirs.

Quelques gouttes du Rhône…

Voilà un vin qui porte bien son nom troublant : « Historical XIXth Century Wine ». Aucune trace de Palmer, de son château, ni même d’une appellation sur l’étiquette bleu nuit de ce vin rare qui emballe les amateurs.

La tradition jouit du charme des chimères, alimente le mystère comme les conversations.

Au XIXe siècle, les négociants bordelais tonifiaient certains clairets en ajoutant à l’assemblage un peu de vin de L’Hermitage pour en renforcer la structure, la couleur et l’éclat. L’époque tolérait le croisement des cépages et des géographies ; les amateurs anglais appréciaient ces quelques gouttes du Rhône versées dans la Gironde, qui teintaient le vin de grenat et l’aromatisaient de poivre ou de violette. La syrah avait la réputation d’être un cépage « médecin », capable de sublimer des cuvées ordinaires, parfois de les métamorphoser en vins onctueux et puissants. Certains grands crus de Bordeaux furent eux aussi « hermitagés » au fil du siècle. De cette alchimie, nous gardons peu de traces, sinon à l’état de fantasmes.

Une bouteille de Palmer 1869, l’impression sidérante de croquer un morceau de nuage

Mais le palais conserve une mémoire secrète. Invité en 2005 par un collectionneur californien, Thomas Duroux est ainsi bouleversé par la dégustation d’un Château Palmer 1869 dans lequel il croit déceler une subtilité d’un autre temps. La bouteille est-elle hermitagée ? À défaut de certitude, l’expérience lui inspire une idée : exhumer cette pratique séculaire en la détournant de sa vocation d’origine. L’hybridation sert ici à magnifier l’excellence d’un vin qui a suffisamment fait ses preuves pour s’autoriser tous les risques. Ainsi naît Historical XIXth Century Wine, à la fois défi œnologique, hommage conjoint au passé de Bordeaux et aux saveurs présentes de la vallée du Rhône. Une invitation au voyage, à travers les siècles et les terroirs français.

« C’est une création collective, la libre interprétation d’une tradition oubliée qui pique notre imagination et nous invite à l’audace. »
Thomas Duroux — Directeur, Château Palmer

Chaque hiver, la direction de Château Palmer sillonne ainsi les côtes du Rhône septentrionales pour débusquer les 10% de syrah qui se marieront avec le merlot et le cabernet sauvignon du domaine, enrichiront l’assemblage en lui apportant la complexité souhaitée, le tanin suave et précis, le grain serré, le velours en bouche, les saveurs de sous-bois ou de truffe noire. Avec en tête une base d’assemblage issue de parcelles emblématiques de Palmer, Thomas Duroux et Sabrina Pernet partent déguster les syrahs les plus intenses, imaginent l’édifice final en se fiant à leur mémoire, à leur instinct, et rapportent de leur pérégrination deux ou trois barriques dont l’origine est soigneusement gardée secrète depuis le début de l’aventure.

Expérimenté sur des lots de 2004, Historical XIXth Century Wine s’étoffe en 2006 puis éblouit en 2010. Et s’installe depuis comme une signature de la maison. L’incarnation d’un vin rare qui brave les appellations et s’affranchit des normes. Avec son volume confidentiel – autour des cinq mille bouteilles annuelles –, il s’agit d’une cuvée de collection, qui intrigue les fins palais et les sommeliers influents, bouscule le classicisme pour mieux célébrer l’Histoire.

Ce vin est l’expression de nos états d’âme, le fruit d’une curiosité sans bornes…

Photographie par Olivier Metzger