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Toutes ces respirations qui font battre le coeur du domaine
comme de ses hommes et ses femmes.

12.08.2019
Assemblages et composition
Le maître de chai et son équipe sont les compositeurs des vins de Château Palmer. Ils révèlent...

Août 2019 - Le maître de chai et son équipe sont les compositeurs des vins de Château Palmer. Ils révèlent leur complexité et leur équilibre à travers diverses opérations au chai. Parmi elles, l’assemblage, qui consiste à assembler différents lots. 

Nous procédons à deux assemblages différents au cours de la vie d’un millésime.

Le premier assemblage est réalisé quelques mois après les vendanges, avant les primeurs, et aboutira à la création de nos deux vins, Château Palmer et Alter Ego.

À l’issue des vinifications, chaque lot est mis en barrique. Commence alors l’élevage, et chacun des lots est dégusté régulièrement, au cours des séances de dégustation qui verront la création de l’assemblage final. Les créateurs choisissent les lots qui constitueront le noyau de Château Palmer, puissant et structuré, et celui d'Alter Ego, spontané et fruité. Avec toujours cette même trame onctueuse et délicate qui signe les vins de la propriété.

Le deuxième assemblage a lieu avant la mise en bouteille, soit après 20 à 22 mois d’élevage en barriques. Le but est d'homogénéiser les vins, qui sont remis en cuves une dernière fois.

C’est ce dernier assemblage que l’équipe du chai a réalisé ces dernières semaines, qui voit ainsi l’accomplissement du millésime 2017. 

Comme une partition, les notes se complètent pour donner un morceau harmonieux. Le travail de composition est maintenant achevé… qui ne demandera qu’à être interprété lorsque ces bouteilles seront ouvertes pour un beau moment de partage.

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11.06.2019
Parenthèse fleurie
Le temps d’une parenthèse fleurie dans les vignes du Château Palmer. Les boutons floraux disparaissent...

Juin 2019 – Le temps d’une parenthèse fleurie dans les vignes du Château Palmer. Les boutons floraux disparaissent pour laisser place aux fleurs de vignes qui se dévoilent discrètement à travers les rangs. Ces notes florales sont quasiment imperceptibles tant elles sont subtiles et délicates.

La période de floraison est brève et varie entre huit et dix jours. C’est l’une des étapes les plus importantes dans le cycle de la vigne. Étant hermaphrodites, à la fois mâle et femelle, les fleurs de vigne se pollinisent entre elles : parfois sur la même fleur, souvent sur la même grappe, de temps à autre entre grappes du même pied, et parfois même entre pieds voisins, à l’aide des différentes espèces d’insectes et d’oiseaux.

Tandis qu’ils poursuivent les travaux d’épamprage, les vignerons et vigneronnes du Château Palmer sont spectateurs de cette évolution naturelle. Un climat optimal est nécessaire au moment de la floraison : lumineux, sec et chaud, entre 18 et 25 degrés. Les capuchons floraux se décollent alors délicatement et laissent paraitre les pistils et les étamines. Puis les fleurs disparaissent successivement et donnent naissance à de petites baies. À l’inverse, une météo plus changeante peut provoquer de la coulure et susciter une fécondation imparfaite de certaines fleurs.

La qualité de floraison est une première indication sur le potentiel quantitatif des prochaines vendanges. Cette première estimation n’est pas figée car le cycle de la vigne se poursuit. Aujourd’hui, cette expression fleurie est pleine d’espoir pour Château Palmer... même s’il reste du chemin à parcourir avant la récolte du millésime 2019 !

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29.04.2019
2018, millésime hors norme
L'inquiétude, et finalement le soulagement ! (…) De décembre à mars, des hallebardes s’abattaient sur...

Avril 2019 - L'inquiétude, et finalement le soulagement ! De décembre à mars, des hallebardes s’abattaient sur le Médoc, gorgeant d’eau et refroidissant les sols. Les bourgeons hésitaient à pointer. La pluie continua à tomber de manière incessante au printemps, sous des températures bien douces pour la saison. Inévitablement, malgré toute l’attention et les soins des équipes, le mildiou s’installa dans les rangs. Les défenses de la vigne furent mises à rude épreuve. Nos vignerons l’entourèrent de leurs soins, offrant à chaque pied tisanes, bouillie bordelaise, effeuillage pour aérer les grappes.

Mais le miracle survint. L’été fut chaud, sec, réparateur. La véraison commença dès la première semaine d’août. L’ensoleillement fut idéal tout l’été, les nuits fraîches, et plus la moindre goutte. La vigne concentra son énergie sur les grains rescapés. Un halo vertueux parcourut les rangs.

Il en ressort une concentration tannique et aromatique dans les raisins comme nous en avons rarement eu dans l’histoire de la propriété. Les dégustations quotidiennes pendant les vinifications nous ont confirmé le potentiel incroyable de cette récolte. La puissance extraordinaire des jus nous amène à prendre une décision inédite : ils entreront quasiment tous dans l’assemblage final d’un très grand Château Palmer, sans Alter Ego cette année.

Dans la constellation des grands millésimes de Château Palmer, 2018 brille déjà d’un éclat singulier.

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01.03.2019
Derniers mois d’élevage du millésime 2017
Le millésime 2017 poursuit son élevage en barriques dans le chai des Marronniers. Un an après son assemblage définitif,...

Mars 2019 - Le millésime 2017 poursuit son élevage en barriques dans le chai des Marronniers. Un an après son assemblage définitif, le vin se peaufine dans l’obscurité du lieu et sous les gestes précis de nos techniciens. 

Au cours des derniers mois d’élevage, le vin nécessite entre autres deux opérations importantes : le collage et la levée de colle. 

Coller un vin, c’est ajouter du blanc d’oeuf. En se combinant aux dernières petites particules en suspens, il se forme ainsi un complexe plus lourd qui se déposera au fond de la barrique au bout de plusieurs semaines. Un ultime soutirage, la levée de colle, va permettre de séparer le vin devenu plus clair et plus brillant des lies ou dépôt formé au fond de la barrique.

Comme chaque étape, ce sont nos papilles qui nous orientent. Afin de déterminer le bon collage dont le vin a besoin, nous réalisons des essais préalables, de 0 à 5 blancs d’œufs par barrique. Puis nous dégustons et retenons le collage qui va sublimer le vin.

Actuellement, le chai vit au rythme de ce dernier soutirage réalisé à l’esquive, avant sa mise en bouteille cet été. Pour séparer finement le vin clair de ses lies, nous utilisons la méthode ancestrale de la levée de colle à la bougie. Le vin s’écoule de la barrique, éclairé par la lueur de la flamme et dès qu’un léger trouble vient perturber l’éclat mis en valeur par la bougie, nous arrêtons. Le vin est alors limpide, d’un bel éclat, brillant.

 

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25.02.2019
Hear Palmer, 10 millésimes jazz
Cette année, Hear Palmer 2018 marquera la 10ème édition de l’événement.

Cette année, Hear Palmer 2018 marquera la 10ème édition de l’événement. Depuis 2010, vin et jazz vont de pair à Château Palmer. Ils se goûtent autant qu’ils s’écoutent, se révélant sous les notes de grands jazzmen. 

Hear Palmer est né de la rencontre entre Jacky Terrasson, célèbre pianiste de jazz franco-américain, et Thomas Duroux, directeur général de Château Palmer. La mise en place de Hear Palmer résonnait comme une évidence aux oreilles des deux hommes, car entre Château Palmer et le jazz règne un savoureux dialogue fait de complexité et de spontanéité. À la fois universels et mystérieux, ils flirtent tout deux entre rigueur et improvisation. De ce mélange d’une passion pour le vin et d’une autre pour le jazz, est né Hear Palmer, avec un concert donné dans le château à la résonance particulière… celle de l’expression en musique du millésime 2009 et la première édition d’une longue liste d’interprétations.

Le millésime 2010 a ensuite été interprété par Yaron Herman et Michel Portal dans le chai des Marronniers, lieu historique de la propriété. Puis le millésime 2011 par le trio AIR, composé de Giovanni Mirabassi, Flavio Boltro et Glenn Ferris, de nouveau entre les murs du château. Lionel Belmondo trio ensuite, qui a révélé le millésime 2012. Le millésime 2013 a été mis en musique par le Daniel Humair Quartet dont le saxophoniste n’est autre que Émile Parisien. Un très beau concert, joué dans le chai des Jasmins. Le millésime 2014 quant à lui, marquait une date historique pour Château Palmer : celle de 200 ans d’histoire, rappelant le rachat de la propriété par le Major Général Charles Palmer deux siècles auparavant à la veuve De Gascq. Une date anniversaire célébrée par Christophe Dal Sasso’s Big Band. Thomas Enhco et Dan Tepfer ont improvisé sur le millésime 2015, et Archie Shepp a fait vibrer le chai des Jasmins avec son Quartet en révélant le millésime 2016 l’année de ses 80 ans ! Enfin, le millésime 2017 s’est exprimé sous les notes du Einar Scheving Quartet, une formation islandaise. 

Autant d’interprétations que de millésimes. Une révélation en musique auquel n’échappera pas le millésime 2018. 

Cette 10ème édition de Hear Palmer est l’occasion de proposer un format inédit avec non pas un, mais trois concerts. La philosophie de l’événement elle reste la même : un artiste est invité à exprimer sa vision, sa compréhension, ses émotions autour du nouveau millésime de Château Palmer, et en devient le parrain.

C’est Émile Parisien qui racontera une nouvelle fois, en musique, le nouveau millésime de la propriété, mais avec une véritable carte blanche cette fois-ci, pour imaginer et proposer la programmation de ces 3 concerts qui auront lieu dans 3 lieux symboliques… Dont le premier au château. Un joli écho au tout premier concert de Jacky Terrasson. 

Hear Palmer 2018 :

Le 29 mars 2019 à Château Palmer, Duo Metanuits, Émile Parisien & Roberto Negro (concert privé) – La révélation

Le 30 mars au Rocher de Palmer, à 20h30, Émile Parisien Sfumato & ses amis – L’assemblage

Le 31 mars à La Cité du Vin, à 18h00, Carte blanche à Émile Parisien – La finale 

https://hear-palmer.com/

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Hear Palmer et Qobuz offrent de la musique en haute-fidélité : du 5 avril au 5 mai 2019, les concerts live seront en  libre téléchargement sur https://www.qobuz.com/hearpalmermillesime2018

 

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20.12.2018
Le grand jardin
Prendre le temps de voir ce qui nous entoure. Regarder, comprendre, puis contempler. Chaque être vivant...

Décembre 2018 - Prendre le temps de voir ce qui nous entoure. Regarder, comprendre, puis contempler. Chaque être vivant évolue dans un milieu qui lui correspond, l’abrite, le nourrit et le fait grandir. L’un des principes fondamentaux de la biodynamie est de considérer chaque élément du vivant comme faisant partie d’un tout ; ces éléments forment un environnement pluriel et vertueux qui devient autonome. Aussi, un pied de vigne ne se limite pas à lui seul. Il faut le penser dans un ensemble : le sol, l’eau, les végétaux, les animaux, les insectes, le cosmos…

En se promenant dans le vignoble, l’océan est certainement l’un des premiers éléments marquants. Un océan non pas d’eau salée, mais de chlorophylle. Vert de vignes, changeant de couleurs avec les saisons et dessinant une ligne d’horizon. Comme à perte de vue. Or un environnement est riche de part sa complexité. Devant cette observation, il nous a semblé important de donner du relief aux alentours de la propriété, un identité. Nous avons ainsi lancé un projet de plantations d’arbres et de haies, endémiques et d’anciennes variétés. Pour choisir ces végétaux, nous avons pris en compte l’équilibre ravageurs/prédateurs et la structure du paysage.

Avec l’aide d’un entomologue, spécialiste des insectes, nous avons étudié la vie minuscule de nos parcelles. L’harmonie du vignoble repose sur la complexité des équilibres entre espèces et notamment celle entre les ravageurs (nuisibles pour les vignes) et prédateurs (de ces derniers). L’objectif était donc de planter des arbres et arbustes favorisant l’habitat des prédateurs, leur capacité à se nourrir et se reproduire pour protéger les vignes. Nous avons également réalisé une étude avec la Ligue de Protection des Oiseaux, qui nous a apporté de précieuses informations sur ces animaux et leurs bienfaits pour le vignoble. Les chauves-souris par exemple, sont un allié idéal contre les vers de grappes qui favorisent l’apparition du botrytis. En plantant des arbres dans les parcelles, comme la plantation d’arbres fruitiers sur nos parcelles du Cassena, celles-ci trouvent des points de repères, des abris et peuvent ainsi faire du vignoble leur terrain de chasse.

Cette diversité floristique et faunistique alimente la propriété et l’enrichit. L’environnement du vignoble devient plus équilibré et  interdépendant. Résilient. Quelques 2500 arbres et haies plus tard, nous continuons cet aménagement de l’espace. Cette année, une vingtaine d’arbres seront plantés dans les parcelles. La vigne n’est plus seule, elle communique, échange et interagit avec d’autres espèces. Le vignoble est repensé. Il devient un jardin, grand, multiple.

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13.12.2018
Guy Le Querrec expose le « Jazz de J à ZZ »
L’année 2019 sera jazz à Château Palmer, marquée par la 10ème édition de notre concert annuel, Hear Palmer.

Décembre 2018 - L’année 2019 sera jazz à Château Palmer, marquée par la 10ème édition de notre concert annuel, Hear Palmer. Une belle occasion de mettre à l’honneur les oeuvres de Guy Le Querrec au travers de son exposition Jazz de J à ZZ, proposée du 19 janvier au 19 août 2019 à Château Palmer.

Photographe de l’agence Magnum Photos depuis 1976, ce parisien d’origine bretonne est tombé amoureux de l’image dès son plus jeune âge. Dans la lignée de Marc Riboud, Henri Cartier-Bresson, Sergio Larrain…, qu’il admire –, il parcourt le monde, livrant des reportages qui ont fait date.
Dans la vie et le travail de Guy Le Querrec, la musique figure en bonne place. Son regard se promène librement dans cet univers pour donner quelques-uns des plus célèbres clichés du XXème siècle. Il devient le photographe de tous les plus grands noms du jazz (Lauréat du Grand Prix de la Ville de Paris en 1998).

« Le jazz, mes oreilles, mon cœur, mes sentiments en ont besoin. Ces cadences, ces rythmes... Et il y a ce mot majeur : pratiquer une photographie de l’improvisation. »

Chroniqueur régulier des épisodes de la vie de musiciens, il est aussi inventeur des spectacles « De l’eau dans le jazz » en 1983 et « Jazz comme une image » en 1993, où défilent sur écran géant ses photographies mises en musique, en live, par un quartet où il réunit Michel Portal, Louis Sclavis, Henri Texier et Jean-Pierre Drouet. En 2011, il est invité à suivre Michel Portal et Yaron Herman lors de la seconde édition de Hear Palmer dans le chai de la propriété. Cette rencontre marque le début d’une belle amitié entre le photographe et Château Palmer.

« Je cherche à raconter la vie des musiciens, leurs voyages, leurs fatigues, leurs rires, leurs séances de travail, leurs solitudes, leurs attentes ».

Guy Le Querrec s’immisce avec pudeur et générosité dans la vie des artistes pour capturer un silence, un secret, une note : leur pouls.

Le ténor Archie Shepp au son chaud et lyrique déambule dans une rue de Paris, « le colosse du saxophone » John Coltrane hypnotise derrière un simple écran de télévision… Chaque image prise sur le vif fait appel au rythme, à l’improvisation, à l’imagination et défie le regard.  

L'exposition Jazz de J à ZZ par Guy Le Querrec est visible dans le cadre des visites à Château Palmer, du 19 janvier au 19 août 2019. Durée 2h30 - 70€ - Réservation par e-mail à chateau-palmer@chateau-palmer.com

 
Le trompettiste américain Miles DAVIS. 6ème PARIS JAZZ FESTIVAL. 1969. Salle Pleyel à Paris 8ème pendant le concert du Miles Davis Quintet avec les musiciens américains Wayne Shorter (saxophone ténor), Chick Corea (piano, keyboard), Dave Holland (contrebasse), Jack DeJohnette (batterie) ©Guy Le Querrec/ Magnum Photos
 
Archie Shepp, Paris, France, 9 novembre 1983 ©Guy Le Querrec/ Magnum Photos
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22.11.2018
Une histoire d’animaux
Jour après jour, les hommes et les femmes de Château Palmer écoutent le terroir, travaillent les sols, soignent la vigne,...

Novembre 2018 - Jour après jour, les hommes et les femmes de Château Palmer écoutent le terroir, travaillent les sols, soignent la vigne, élèvent le vin et veillent à l’épanouissement de la propriété. Et dorénavant, ils peuvent compter sur quelques compagnons de travail… vaches, brebis et chèvres encadrées par Emilie et Pierre, notre bergère et notre vacher, qui contribuent tout autant à la santé du vignoble et à sa résilience.

Peu à peu, le domaine se réorganise ainsi autour du vivant. Une ferme auto-suffisante, dont la production de richesses passe par les organismes qui la composent : la vigne, les plantes, les haies, les arbres fruitiers, les fleurs sauvages, les animaux, les insectes… Un cercle vertueux en somme.

Nos vaches Bordelaises ont été l’un des premiers acteurs de cet organisme agricole. Elles pâturent nos prairies et permettent la production d’un compost « fait maison » riche, de qualité, grâce au fumier qu’elles produisent, complété de sarments de vignes broyés et de déchets verts du jardin. Elles nous permettent également de réaliser nos préparations biodynamiques comme la 500. Les sols sont alors enrichis en micro-organismes bénéfiques et nourrissants. Notre troupeau compte aujourd’hui une douzaine de bovins mais s’est agrandi depuis le mois dernier avec la naissance de trois petites velles, Orlaya, Ombelle et Orchidée.

En partenariat avec deux bergers, l’entretien hivernal du vignoble est assuré par plus d’une centaine des brebis. De novembre à mars, elles parcourent les parcelles, broutent l’herbe tendre autour des pieds de vignes, fertilisent le sol sur leur passage et suivent les ordres affûtés de nos chiens de berger, Ben et Hip-hop.
Le reste de l’année, les chèvres des Pyrénées viennent compléter le travail de nos brebis Landaises en réalisant l’entretien des abords de parcelles.

Le développement de ces élevages bovins, ovins et caprins, est réalisé en collaboration étroite avec le Conservatoire des Races d’Aquitaine. Un projet qui s’inscrit dans le lieu et dans le temps puisque nous travaillons avec des races anciennes et locales, adaptées au domaine et à son environnement, et participons à la sauvegarde de ces races en voie de disparition. Château Palmer est donc entre de bonnes mains… et de bons sabots !
 

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03.10.2018
La dégustation des baies
Au petit matin. Le soleil se lève lentement au dessus du vignoble, et pare le ciel d’un rouge intense, qui se fond ensuite...

Septembre 2018 - Au petit matin. Le soleil se lève lentement au dessus du vignoble, et pare le ciel d’un rouge intense, qui se fond ensuite dans des teintes orangées, puis de rose pâle. Une lumière délicate baigne la propriété. Alors que la rosée disparaît sous les premiers rayons, Thomas, Sabrina et Sylvain arpentent le vignoble. Ils goûtent.

Septembre est un mois intense sur la propriété, car il est en général signe de récolte. Cette année, les vendanges ont commencé le 13 septembre avec les jeunes vignes de merlot. Et depuis le début du mois, chaque matin, l’équipe technique déguste les baies pour suivre la maturité des raisins. Elle remonte les rangs de chaque parcelle, cueille une baie par-ci, une baie par-là, analyse les arômes et la finesse des tannins de la pellicule et des pépins.
Goûter les raisins est tout un art. Grâce à cette étape, il est possible de déterminer les ressemblances et différences entre les parcelles. On les regroupe, on les assemble. Mentalement d’abord. Comme un puzzle du parcellaire. Certaines d’entre elles arriveront à maturité avant d’autres.

Cette dégustation quotidienne permet d’évaluer trois types de maturités : la maturité technologique qui reflète l’équilibre entre sucre et acidité, la maturité aromatique qui détermine le style aromatique du millésime, et enfin la maturité phénolique qui nous permet de juger la qualité des tannins et la structure.

Nous recherchons une synchronisation de ces maturités pour nous assurer de mettre en cuve des raisins prometteurs. Chaque millésime est différent, unique, et pour respecter son style, la décision de vendanger ou d’attendre repose donc sur une équation très subtile. Chaque jour compte. Et ce décompte donne la première note du millésime.
 

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12.04.2018
Mémoire de l’éphémère par Ernest Pignon-Ernest
Ernest Pignon-Ernest est un grand dessinateur dont les oeuvres naissent souvent de lectures...

Avril 2018 - Collé sur des murs de Rome, Ostie, Naples, le portrait de Pier Paolo Pasolini portant son propre corps, là même où l’écrivain et réalisateur vécut et mourut. Collé sur les docks de Brest, un homme plaqué au mur, comme mis en croix, en référence au roman de Jean Genet paru en 1947…

Ernest Pignon-Ernest est un grand dessinateur dont les oeuvres naissent souvent de lectures et qui ne dessine que pour inscrire ses oeuvres dans des lieux où elles font résonner une histoire. Décrit comme un homme engagé et discret, l’artiste offre  une vision historique et politique des lieux, faisant de l’espace où il intervient une véritable oeuvre d’art, offrant ainsi aux passants une relecture inattendue d’un quartier, d’une rue, d’une adresse. Les oeuvres d’Ernest Pignon-Ernest interpellent. Elles naissent, vivent et meurent au rythme de la ville, révélant le caractère sacré du lieu.
« Mon dessin naît de l’approche physique du lieu et d’une approche plus symbolique de son histoire ».
« Le lieu devient sujet ».

Le caractère court, éphémère de l’oeuvre, sa mort annoncée est une volonté d’Ernest Pignon-Ernest : « La fragilité est l’un des éléments de mon travail ».

La singularité de l’artiste a été de photographier ses oeuvres, conservant ainsi une trace durable de son passage. Avec la complicité de la Galerie Lelong & Co., 29 photographies d’Ernest Pignon-Ernest manifestent au Château Palmer cet art original et précurseur. Autant de « jeux d’écriture », de Rome à Uzeste, en passant parNaples, Paris et Brest, sur la présence et l’absence, le dit et le non-dit, la poésie et l’engagement, l’éphémère et la mémoire…

L'exposition Mémoire de l’éphémère est visible dans le cadre des visites à Château Palmer du 5 mai au 31 août 2018. Pour réserver, une demande par e-mail doit être adressée à chateau-palmer@chateau-palmer.com.

Photo : Rimbaud, Paris 1978

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