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Le souffle de Château Palmer.
Nos dernières inspirations et créations.
Toutes ces respirations qui font battre le coeur du domaine
comme de ses hommes et ses femmes.

10.04.2018
Sous l’influence du fleuve
On dit souvent que « les grands terroirs regardent l’eau ». L’estuaire de la Gironde, réunion de la Garonne...

Avril 2018 - On dit souvent que « les grands terroirs regardent l’eau ». L’estuaire de la Gironde, réunion de la Garonne et de la Dordogne, les aura sauvés.

Avec un déficit hydrique significatif et des mois de février et mars particulièrement doux, nous attendions un départ précoce de la végétation. Ainsi, dès la fin du mois de mars et pendant la première quinzaine d’avril, les bourgeons se développent dans des conditions optimales.
Malheureusement, la région bordelaise connaît un épisode de gel d’une rare intensité les nuits des 27 et 28 avril. Le fleuve, véritable protecteur thermique, a préservé l’essentiel du vignoble de Château Palmer, situé sur les premières croupes de graves longeant la rive. Seules quelques parcelles plus reculées à l’ouest ont souffert du gel.

Les excellentes conditions climatiques de la fin du mois de mai facilitent ensuite la floraison et laissent augurer d’une belle récolte. Le printemps reste très sec jusqu’à la fin du mois de juin. Au début de l’été, des épisodes pluvieux permettent d’appréhender avec tranquillité la période estivale, mais retardent légèrement l’arrêt de croissance végétatif de la vigne. La véraison se déroule dans de bonnes conditions au début du mois d’août.
Les pluies du mois de septembre accélèrent l’évolution des pellicules. La récolte est précoce avec un début des vendanges le 20. Nous commençons avec de très beaux merlots, puis continuons avec les cabernets sauvignons et les petits verdots. Nous terminons les vendanges le 29 septembre.

Dès le début des vinifications, les conditions du millésime, associées à notre conduite du vignoble respectueuse des terroirs, nous ont permis d’avoir une grande lisibilité de l’expression de nos parcelles. Une fois n’est pas coutume, les assemblages d’Alter Ego et de Château Palmer sont en grande partie réalisés dès les écoulages et avant les fermentations malolactiques.

Le millésime 2017 à Château Palmer est précis, sans excès. Nos vins présentent un équilibre des plus classique. Leurs tannins caressants et la profondeur aromatique laissent présager une belle longévité.

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10.04.2018
Hear Palmer 2017 par Einar Scheving Quartet
Le 30 mars 2018 à 20 heures, la propriété semble endormie, plongée dans l'obscurité.

Le 30 mars 2018 à 20 heures, la propriété semble endormie, plongée dans l'obscurité. Cependant, le chai à barriques est encore illuminé, une ambiance festive et musicale s’en dégage. La 9ème édition d’Hear Palmer est sur le point de commencer...

L'entrée des artistes, sous les applaudissements du public, fait vibrer les graves des parcelles les plus proches. Les jazzmen du Einar Scheving Quartet s'installent pour célébrer le millésime 2017. La musique transporte le public durant une heure et demie. Le temps d'une balade entre l'Islande et le Château Palmer. Une séduisante alchimie allie la fraîcheur des notes islandaises, les odeurs de bois libérées par les barriques et les notes aromatiques du nouveau millésime.

Le concert terminé, le chai des "jasmins" redevient silencieux. Les musiciens ont livré une interprétation tout en délicatesse de nos deux vins : Alter Ego et Château Palmer. Après les avoir écoutés, les vins peuvent désormais être goûtés. Place à la semaine des primeurs...

Cette 9e édition d'Hear Palmer par Einar Scheving Quartet a été rediffusée le 6 avril 2018 sur TSF Jazz et sera rediffusée sur RUV Radio le 10 mai à 16h05.
Le concert est également disponible à l’écoute dès maintenant sur le site www.hear-palmer.com

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22.03.2018
Premières notes du millésime 2017
Cinq mois se sont écoulés depuis les vendanges du millésime 2017.

Mars 2018 - Cinq mois se sont écoulés depuis les vendanges du millésime 2017. Mis en barriques début novembre, les vins ont commencé leur élevage dans le chai historique de la propriété, le chai des Marronniers. Au cours de ces premiers mois en barriques, les différents lots sont dégustés régulièrement pour mieux comprendre le millésime, et déterminer s'ils signeront l’assemblage de Château Palmer ou d’Alter Ego.

Chaque parcelle est unique. Le terroir offre ainsi une multitude d’expressions. L’assemblage constitue un travail très complexe, une juste mesure entre analyse et ressenti, un équilibre entre rigueur et émotion. Cinq à dix séances de dégustation sont généralement nécessaires pour composer l’assemblage final de nos deux vins, et exprimer à travers eux toutes les nuances du terroir de la propriété.  
Cette année pourtant, certains lots se sont révélés pleinement dès la fin des vinifications, nous laissant percevoir assez finement leur personnalité, leur caractère, leur générosité, et permettant ainsi de présager de leur destinée : Alter Ego pour les uns, Château Palmer pour d’autres. Nous avons donc pu aussitôt pré-assembler ces lots avant leur élevage en barriques. Tandis que d’autres, plus réservés, plus mystérieux, ont demandé du temps, de la patience et plusieurs dégustations pour se laisser définir, apprécier, et pour qu’enfin l’alchimie opère, comme une évidence, et signe la composition de nos deux vins.

Désormais validés par l’équipe technique, les assemblages définitifs de Château Palmer et d’Alter Ego ont été préparés, et sont prêts à poursuivre leur élevage en barrique jusqu’à la mise en bouteille, à l’été 2019.

Dans quelques semaines, Château Palmer et Alter Ego 2017 seront présentés lors de la semaine des dégustations primeurs aux professionnels qui se déplacent depuis les quatre coins du monde à cette occasion. Mais comme chaque millésime de Château Palmer depuis 2009, il se laissera écouter avant de se laisser déguster… RDV le 31 mars sur hear-palmer.com pour découvrir l’interprétation de ce millésime 2017 !

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22.01.2018
La taille, un travail d’orfèvre
En plein hiver, les vignerons et vigneronnes continuent d’arpenter le vignoble. Pas à pas.

Janvier 2018 - En plein hiver, les vignerons et vigneronnes continuent d’arpenter le vignoble. Pas à pas. Ils s’arrêtent à chaque pied et taillent la vigne. Certainement l’un des travaux les plus délicats car il influence directement les prochaines vendanges.

La vigne est une liane qu’il faut s’appliquer à contenir tel un bonsaï. Un travail d’architecte, pour placer chaque coup de sécateur au bon endroit et ainsi assurer la production de l’année suivante et la longévité - parfois centenaire - des vignes.

La taille a débuté à Château Palmer le 30 novembre 2017. La fin de l’automne a été très pluvieuse, rendant le travail difficile. Les merlots les plus vigoureux sont taillés en premier car le cépage est peu sensible aux maladies du bois. Puis vient le tour des merlots demandant plus d’attention et enfin les plus jeunes vignes. Cette hiérarchisation permet d’harmoniser les périodes de débourrement des bourgeons.
Les cabernets sauvignons, plus sensibles, seront quant à eux taillés plus tard, à la fin de l’hiver.

Toutes les vignes sont taillées en Guyot double, soit une aste de chaque côté du tronc et un cot de retour si nécessaire pour maîtriser son développement. Cela permet de limiter la quantité de raisins sur le pied et de privilégier leur qualité. La méthode Poussard est employée quant à elle pour respecter les trajets de sève.
Les sarments coupés sont ensuite broyés et récupérés pour participer à la fabrication du compost. Ils viendront nourrir ces mêmes vignes.

La taille est une tâche minutieuse que vignerons et vigneronnes s’appliquent à réaliser tout au long de l’hiver. Le prochain millésime est d’ores et déjà en cours de création.
 

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12.01.2018
Jeux d’écriture par Bernard Plossu
Cette nouvelle année d’exposition au Château Palmer débutera avec le photographe Bernard Plossu...

Janvier 2018 - Cette nouvelle année d’exposition au Château Palmer débutera avec le photographe Bernard Plossu qui exposera du 13 janvier au 27 avril 2018 sa série Jeux d’écriture, avec la complicité d’arrêt sur l’image galerie.

Jeux d’écriture est une série de 37 photographies de Bernard Plossu, accompagnées de textes tirés d’ouvrages qu’il a cosignés*, et qui livrent ces expressions des Temps Modernes. Entre hasard et maîtrise. Avec poésie et humour. Et toujours selon les mêmes techniques : le photographe reste fidèle à son objectif de 50 mm, l’argentique et le noir & blanc.

Né en 1945 au Sud Viêtnam, Bernard Plossu est un homme de lettres. Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, ses photographies saisissent dans le monde entier les mots de notre quotidien, tels des haïkus visuels. « Guns » en Arizona, « À l’avenir » en France, « Diablos en el cielo » au Mexique… Tous ces messages et symboles qui, comme un jeu, un puzzle, façonnent le paysage moderne qui nous entoure, le photographe les fixe dans ses images, éclairant ainsi ses compositions sous un jour nouveau, à la fois poétique et engagé.

L'exposition Jeux d’écriture est visible dans le cadre des visites à Château Palmer du 13 janvier au 27 avril 2018. Pour réserver, une demande par e-mail doit être adressée à chateau-palmer@chateau-palmer.com.

* « Les mots de l’image », Jean-Louis Fabiani et Bernard Plossu, Yellow Now
« L’hippocampe et le rétroviseur », François Carrassan et Bernard Plossu, Les Cahiers de l’Égaré

 

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05.12.2017
Recette hivernale
Une fine couche de givre recouvre au petit matin les jardins, les maisons. Le paysage est captivant. Immaculé.

Décembre 2017 - L’hiver. Une fine couche de givre recouvre au petit matin les jardins, les maisons. Le paysage est captivant. Immaculé. L'hiver s’invite dans les moindres recoins. L'air est saisissant.

En se baladant dans le parc du château, une légère odeur vient éveiller les sens et réchauffer les coeurs. Un réveil olfactif. Seiji Nagayama, le chef de Château Palmer, s’active en cuisine. Il épluche, coupe, cuit, assaisonne… . Au menu, une tourte de pigeon aux cèpes et lard fumé accompagnée de purée de panais. Un vrai repas de fête, qu’il nous invite à préparer avec lui.

Tourte de pigeon (pour 4 personnes) :
- 4 Pigeons entiers
- 1 œuf
- 50g de lard fumé
- 100g de cèpes
- 1 pâte feuilletée

Purée de panais :
- 2 panais
- 25g du beurre de noisettes
- 50g du lait demi-écrémé
- sel, poivre noir

Levez les suprêmes de pigeon. Enlevez la peau des suprêmes et assaisonnez.
Saisissez les 4 suprêmes puis placez les au réfrigérateur. Lorsque les suprêmes sont froids, passez les au hachoir avec le lard fumé. Taillez les cèpes en petits dés et poêlez les. Placez le tout au réfrigérateur. Mélangez les suprêmes hachés avec un 1/2 œuf battu jusqu’à obtenir une préparation bien homogène. Ajoutez les cèpes. Enveloppez la préparation dans une pâte feuilletée et badigeonnez la pâte avec la seconde moitié de l’oeuf battu pour la faire dorer lors de la cuisson. Faites cuire le tout au four à 200 °C pendant 15-20 minutes.
Épluchez les panais et taillez les en petit morceaux. Dans une cocotte, mouillez à hauteur les panais avec une pincée de sel. Faites mijoter. Mixez avec du beurre de noisettes et du lait. Enfin, passez la préparation au chinois.

Il ne vous reste plus qu’à passer à table en savourant un Château Palmer 2008 qui saura se marier parfaitement à ce plat chaleureux. Un vrai repas de fête, pour affronter le froid de décembre.

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15.11.2017
Touche finale
L’hiver s’installe lentement. La chaleur du soleil se fait plus douce, les feuilles habillées des chaudes couleurs de...

Novembre 2017 - L’hiver s’installe lentement. La chaleur du soleil se fait plus douce, les feuilles habillées des chaudes couleurs de l’automne commencent à tomber. Au chai, l’effervescence des vendanges est retombée. La fermentation malolactique est terminée et le vin en barrique va commencer son élevage.
Le millésime 2017 repose désormais dans le chai historique de la propriété, le chai des Marronniers. En arpentant les couloirs du chai formés par les barriques superposées, on peut noter que certaines d’entre elles ont un marquage différent. Il s’agit des barriques de vin de presse.

Le vin de presse est un concentré du millésime. Il est élaboré à partir du vin obtenu en pressant les marcs. Les marcs se composent des pellicules et pépins qui se sont déposés au fond des cuves après l’écoulage du « vin de goutte »*. La richesse du vin de presse s’explique par les nombreux anthocyanes et tanins présents dans les marcs.
Un pressoir plein permet de remplir environ trois barriques de ce vin puissant. Elles sont ensuite nommées de la manière suivante : numéro de la barrique, numéro de la cuve. Cette dénomination permet d’identifier les barriques et leur contenu.

Le vin de presse est élevé dans les mêmes conditions que le « vin de goutte ». Lorsque la fermentation malolactique est terminée, le vin mis en barriques commence à dormir dans le chai refroidi à 13°C, température d’élevage.  

À la fin du mois de novembre, nous commencerons à déguster les vins de presse. Ces dégustations permettront d’identifier les meilleurs lots qui viendront compléter l’assemblage du millésime. Une note concentrée. Une touche finale.

*Vin de goutte = le vin de goutte est élaboré à partir du jus de raisin tiré de la cuve avant que la vendange n'ait été pressée dans le pressoir

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02.10.2017
Le temps des vendanges
Vendanges (n.f) : Récolte du raisin destiné à produire du vin ; le raisin récolté. Temps de la récolte du raisin. (Larousse)
Septembre 2017 - Vendanges (n.f) : Récolte du raisin destiné à produire du vin ; le raisin récolté. Temps de la récolte du raisin. (Larousse)
 
Le temps de la récolte… À Château Palmer le temps file. 
Chaque début d’automne, le rythme de la vie à la propriété s’accélère. Comme décuplé. 
Le départ des vendanges entraîne tous les ans une belle agitation. Vibrante. Chacun est à son poste. 
 
Chaque fin de journée, après avoir goûté les raisins dans le vignoble, nous décidons des parcelles à vendanger le lendemain, car toutes n'arrivent pas à parfaite maturité au même moment. Un planning qui se construit jour après jour.
 
À la vigne, vendangeurs et vendangeuses coupent les grappes, une à une. Celles-ci sont déposées dans les cagettes puis chargées sur les tracteurs. Vient ensuite un défilé d’engins amenant la précieuse récolte à la ligne de tri. Un grand nombre de petites mains s’activent alors pour séparer les baies des feuilles. Puis les baies sont séparées des rafles, passent par le tri optique, et sont amenées par gravité depuis les cuvons jusque dans les cuves, où démarre la fermentation alcoolique… Le rythme est soutenu, la cadence endiablée. 
 
Enfin, tandis que les uns coupent à la vigne et que les autres trient sous la halle du cuvier, vient l’heure de la pause. Chaque déjeuner est un instant singulier, un rassemblement dans la salle des vendanges. Véritable moment de partage et de convivialité. Car même au déjeuner, la vie à la propriété ne s’arrête pas. Bien au contraire. 
 
Un réel moment de vie, partagé entre ceux qui font le vin. Le cœur de Château Palmer. 
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13.09.2017
2006 dix ans après
Lorsqu’on lui demandait quels étaient les meilleurs moments pour boire ses vins, le professeur Emile Peynaud,

Lorsqu’on lui demandait quels étaient les meilleurs moments pour boire ses vins, le professeur Emile Peynaud, père de l’Oenologie moderne, répondait de la manière suivante : « je ne bois presque jamais les Grands Crus Classés qui forment la majorité de ma cave avant dix ans d’âge, c’est un principe. »

Château Palmer 2006. Une décennie s’est écoulée depuis sa naissance. En barrique, c'était un vin profond et harmonieux, merveilleusement aromatique et déjà complexe. Un vin plein de promesses. Éclatant. Puis il s’est endormi après la mise en bouteille, protégé par son écrin.  
Durant les années qui ont suivi, nous avons régulièrement revisité ce beau millésime à travers quelques dégustations. Et ce n’est qu’en mai 2016, lors d’un dîner dans la salle à manger du château, que nous avons retrouvé ce millésime 2006 tant aimé quelques années plus tôt. Le vin s’était réveillé.
Un enchantement. La couleur toujours éclatante laisse percevoir quelques nuances d’évolution bien venues. Des notes de groseilles s’effacent doucement pour laisser la place à une palette plus épicée ou s’entremêlent des parfums de bois précieux et d’herbes aromatiques. Les tannins sont tendus tout en nous offrant une suavité si caractéristique des vins de la propriété.

Quelques dernières bouteilles de Château Palmer 2006, conservées dans le caveau historique de la propriété depuis leur mise en bouteilles, vont être mises en marché cet automne. Une ultime fois.
Dix ans après, le vin est envoûtant. Prêt à être dégusté...

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20.12.2018
Le grand jardin
Prendre le temps de voir ce qui nous entoure. Regarder, comprendre, puis contempler. Chaque être vivant...

Décembre - Prendre le temps de voir ce qui nous entoure. Regarder, comprendre, puis contempler. Chaque être vivant évolue dans un milieu qui lui correspond, l’abrite, le nourrit et le fait grandir. L’un des principes fondamentaux de la biodynamie est de considérer chaque élément du vivant comme faisant partie d’un tout ; ces éléments forment un environnement pluriel et vertueux qui devient autonome. Aussi, un pied de vigne ne se limite pas à lui seul. Il faut le penser dans un ensemble : le sol, l’eau, les végétaux, les animaux, les insectes, le cosmos…

En se promenant dans le vignoble, l’océan est certainement l’un des premiers éléments marquants. Un océan non pas d’eau salée, mais de chlorophylle. Vert de vignes, changeant de couleurs avec les saisons et dessinant une ligne d’horizon. Comme à perte de vue. Or un environnement est riche de part sa complexité. Devant cette observation, il nous a semblé important de donner du relief aux alentours de la propriété, un identité. Nous avons ainsi lancé un projet de plantations d’arbres et de haies, endémiques et d’anciennes variétés. Pour choisir ces végétaux, nous avons pris en compte l’équilibre ravageurs/prédateurs et la structure du paysage.

Avec l’aide d’un entomologue, spécialiste des insectes, nous avons étudié la vie minuscule de nos parcelles. L’harmonie du vignoble repose sur la complexité des équilibres entre espèces et notamment celle entre les ravageurs (nuisibles pour les vignes) et prédateurs (de ces derniers). L’objectif était donc de planter des arbres et arbustes favorisant l’habitat des prédateurs, leur capacité à se nourrir et se reproduire pour protéger les vignes. Nous avons également réalisé une étude avec la Ligue de Protection des Oiseaux, qui nous a apporté de précieuses informations sur ces animaux et leurs bienfaits pour le vignoble. Les chauves-souris par exemple, sont un allié idéal contre les vers de grappes qui favorisent l’apparition du botrytis. En plantant des arbres dans les parcelles, comme la plantation d’arbres fruitiers sur nos parcelles du Cassena, celles-ci trouvent des points de repères, des abris et peuvent ainsi faire du vignoble leur terrain de chasse.

Cette diversité floristique et faunistique alimente la propriété et l’enrichit. L’environnement du vignoble devient plus équilibré et  interdépendant. Résilient. Quelques 2500 arbres et haies plus tard, nous continuons cet aménagement de l’espace. Cette année, une vingtaine d’arbres seront plantés dans les parcelles. La vigne n’est plus seule, elle communique, échange et interagit avec d’autres espèces. Le vignoble est repensé. Il devient un jardin, grand, multiple.

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