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Palmer & vous

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Champs Libres

Fil Rouge

La ligne directrice. Celle fixée dès le mois de janvier pour organiser jusqu’en décembre nos prises de parole, de vue, de son… Toutes ces expressions autres que le vin lui-même qui enrichissent notre quotidien et le sien.

2018

Jeux d'écriture

À Château Palmer, les mots font le mur.
Ils s’exposent.
Ainsi vont les jeux d’écriture.
La langue leur inspire distance et révérence.
En s’en écartant, ils l’expriment autrement.
Ces pas de côté, le domaine les fait à son tour.
Un pied dans l’héritage, l’autre dans la nature.

Entre histoire et terroir,
Ses millésimes révèlent une réalité insoupçonnée.
Une autre vérité, bonne à partager.

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DANS L'ŒIL DE PALMER

Initialement nôtre

« P.E. » d’un côté, « P.I. » de l’autre. Sur la façade du château millésimé 1854, au pied de chacune de ses tourelles, au-dessus de leur porte, les initiales se devinent, entêtent… Sculptées, elles laissent une empreinte. Celle des frères Emile Pereire et Isaac Pereire, commanditaires de cette bâtisse néo-Renaissance.

Au XIXe siècle, l’un et l’autre réécrivent l’histoire de Palmer. Au-delà de l’héritage, l’inscription rime avec façons. Son dessin ciselé, fin, élégant et complexe fait écho aux vins du domaine. Pas de démonstration. Du style. Leur écriture s’apprécie avec le temps, dans ses moindres détails.

Avec l’âge, les mots de Palmer prennent plus de sens. Un double jeu donc. En deux fois deux lettres : « P.E. », « P.I. ».

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EXPOSITION
MÉMOIRE DE L’ÉPHÉMÈRE
Ernest Pignon-Ernest

Collé sur des murs de Rome, Ostie, Naples, le portrait de Pier Paolo Pasolini portant son propre corps, là même où l’écrivain et réalisateur vécut et mourut. Collé sur les docks de Brest, un homme plaqué au mur, comme mis en croix, en référence au roman de Jean Genet paru en 1947…

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Avril 2018 - Collé sur des murs de Rome, Ostie, Naples, le portrait de Pier Paolo Pasolini portant son propre corps, là même où l’écrivain et réalisateur vécut et mourut. Collé sur les docks de Brest, un homme plaqué au mur, comme mis en croix, en référence au roman de Jean Genet paru en 1947…

Ernest Pignon-Ernest est un grand dessinateur dont les oeuvres naissent souvent de lectures et qui ne dessine que pour inscrire ses oeuvres dans des lieux où elles font résonner une histoire. Décrit comme un homme engagé et discret, l’artiste offre une vision historique et politique des lieux, faisant de l’espace où il intervient une véritable oeuvre d’art, offrant ainsi aux passants une relecture inattendue d’un quartier, d’une rue, d’une adresse. Les oeuvres d’Ernest Pignon-Ernest interpellent. Elles naissent, vivent et meurent au rythme de la ville, révélant le caractère sacré du lieu.
« Mon dessin naît de l’approche physique du lieu et d’une approche plus symbolique de son histoire ».
« Le lieu devient sujet ».

Le caractère court, éphémère de l’oeuvre, sa mort annoncée est une volonté d’Ernest Pignon-Ernest : « La fragilité est l’un des éléments de mon travail ».

La singularité de l’artiste a été de photographier ses oeuvres, conservant ainsi une trace durable de son passage. Avec la complicité de la Galerie Lelong & Co., 29 photographies d’Ernest Pignon-Ernest manifestent au Château Palmer cet art original et précurseur. Autant de « jeux d’écriture », de Rome à Uzeste, en passant par Naples, Paris et Brest, sur la présence et l’absence, le dit et le non-dit, la poésie et l’engagement, l’éphémère et la mémoire…

L'exposition Mémoire de l’éphémère est visible dans le cadre des visites à Château Palmer du 5 mai au 31 août 2018. Pour réserver, une demande par e-mail doit être adressée à chateau-palmer@chateau-palmer.com.

Légende : Rimbaud, Paris 1978

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EXPOSITION
JEUX D'ÉCRITURE
Bernard Plossu

2018 commence avec une nouvelle exposition.
Le photographe Bernard Plossu met en lumière au Château Palmer sa série Jeux d’écriture. Une série de 37 photographies accompagnées de textes tirés d’ouvrages qu’il a cosignés. Une exposition organisée avec la complicité d’arrêt sur l’image galerie.
 

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Janvier 2018 - Cette nouvelle année d’expositions au Château Palmer débutera avec le photographe Bernard Plossu qui exposera du 13 janvier au 27 avril 2018 sa série Jeux d’écriture, avec la complicité d’arrêt sur l’image galerie.

Jeux d’écriture est une série de 37 photographies de Bernard Plossu, accompagnées de textes tirés d’ouvrages qu’il a cosignés*, et qui livrent ses expressions des Temps Modernes. Entre hasard et maîtrise. Avec poésie et humour. Et toujours selon les mêmes techniques : le photographe reste fidèle à son objectif de 50 mm, l’argentique et le noir & blanc.

Né en 1945 au Sud Viêtnam, Bernard Plossu est un homme de lettres. Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, ses photographies saisissent dans le monde entier les mots de notre quotidien, tels des haïkus visuels. « Guns » en Arizona, « À l’avenir » en France, « Diablos en el cielo » au Mexique… Tous ces messages et symboles qui, comme un jeu, un puzzle, façonnent le paysage moderne qui nous entoure, le photographe les fixe dans ses images, éclairant ainsi ses compositions sous un jour nouveau, à la fois poétique et engagé.

L'exposition Jeux d’écriture est visible dans le cadre des visites à Château Palmer du 13 janvier au 27 avril 2018. Pour réserver, une demande par e-mail doit être adressée à chateau-palmer@chateau-palmer.com.

* « Les mots de l’image », Jean-Louis Fabiani et Bernard Plossu, Yellow Now
« L’hippocampe et le rétroviseur », François Carrassan et Bernard Plossu, Les Cahiers de l’Égaré

 

DANS L'ŒIL DE PALMER

Le terme, pas la fin

Blatier : n. m. Marchand de blé
Chopiner : v. int. Boire fréquemment du vin
Mouille-bouche : n. f. Variété de poires
Maille : n. f. Monnaie française

Ces termes ont disparu. Morts sur le champ lexical. Les métier, usage, genre qu’ils qualifiaient n’étaient plus. À la faveur d’une prise de parole, voilà pourtant qu’ils sortent de l’oubli. Telle une chanson douce sur laquelle chacun sourit.

Nostalgie, musicalité, poésie… : ces mots parlent à nouveau. De cet aller-retour passé-présent, de ce jeu d’écriture troublant, une vérité naît : la langue vit, à l’oral comme à l’écrit. Son héritage, son époque, la ressuscitent, à l’envi.

Le temps l’enrichit, sans fin. À l’image de nos vins.

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