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Toutes ces respirations qui font battre le coeur du domaine
comme de ses hommes et ses femmes.

29.05.2020
2019, à l'école de la nature
Si janvier a été marqué par quelques journées de grand froid, le reste de l’hiver se montre relativement doux.

Mai 2020 - Si janvier a été marqué par quelques journées de grand froid, le reste de l’hiver se montre relativement doux. Tout au long de cette période hivernale, les précipitations sont modérées, mais permettent de recharger en partie les réserves utiles de nos sols. Le débourrement de la vigne a près d’une semaine d’avance sur la moyenne et se déroule de manière très régulière et homogène. Le printemps qui s’ensuit, frais et pluvieux, nous impose une grande précision dans la conduite de notre vignoble. Malgré une météo capricieuse, la floraison se passe bien et laisse ainsi présager d’une belle récolte.

À la fin du mois de juin, les conditions climatiques changent radicalement. Un temps chaud et sec s’installe durablement. Deux épisodes caniculaires entre les 26 et 27 juin et entre les 22 et 25 juillet sont heureusement sans conséquence. Les faibles précipitations estivales, 50 mm entre juillet et août, sont favorables à l’accumulation de polyphénols dans les baies. La véraison se déroule dans d’excellentes conditions et, à la mi-août, les perspectives d’un beau millésime se précisent. Nous commençons à récolter les merlots le 19 septembre dans des conditions climatiques similaires à celles de la période estivale. Les baies sont concentrées, aromatiques et chargées en sucre. Les vendanges se poursuivent et nous entrons dans l’automne sous de fines pluies régulières qui font baisser les degrés potentiels des cabernets sauvignons. Elles s’achèvent le 11 octobre.

Un vin de Palmer reste le reflet intime d’une mosaïque de terroirs propre à ce beau domaine. Mais il exprime aussi une combinaison unique de merlots pulpeux et de cabernets soyeux, complétée par une touche de petit verdot. En 2019, les merlots ont bénéficié jusqu’au bout de conditions climatiques sèches et ensoleillées, donnant naissance à des vins pleins de puissance, d’exubérance et de chair. Les cabernets, vendangés après les pluies éparses de la fin septembre, ont fait preuve de plus de retenue, produisant des vins d’une rare distinction. Les petits verdots, quant à eux, ont montré une finesse remarquable.

Aujourd’hui, Château Palmer et Alter Ego expriment une pureté et une clarté aromatique rarement perçues dans un millésime d’abondance. Ces vins ne trichent pas, ils sont remarquablement fidèles au terroir de Palmer. Et s’inscrivent d'ores et déjà dans le cercle restreint des millésimes d’exception.

 

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27.01.2020
ARCTIQUE - photographies de Jean Gaumy
Du 6 janvier au 24 avril 2020, Château Palmer accueille l’exposition Arctique du photographe Jean Gaumy ...

Du 6 janvier au 24 avril 2020, Château Palmer accueille l’exposition Arctique du photographe Jean Gaumy. Membre de l’agence Magnum Photos, élu en 2016 à l’Académie des Beaux-Arts, le Français y présente un choix de photographies prises lors de ses récentes missions scientifiques au Pôle Nord. Paysages telluriques, décors de glace et minéraux, organiques jusqu’à l’abstraction. Un regard singulier sur une zone extrême, bien au-delà du cercle polaire, qui résonne avec les préoccupations environnementales de Château Palmer.

On connaissait la passion du photographe aquitain pour les huis-clos. Celui de l’hôpital, de l’univers carcéral — en 1976, il fut le premier photojournaliste à être admis dans une prison française — ou des sous-marins de dissuasion nucléaire. Salués par Raymond Depardon ou Marc Riboud, ses premiers reportages lui ont valu de rejoindre l’agence Gamma puis d’intégrer l’équipe de Magnum en 1977. Depuis, Jean Gaumy n’a cessé d’élargir le périmètre de sa curiosité et de son champ d’intervention : l’Iran, l’Amérique centrale, les territoires contaminés de Tchernobyl ou de Fukushima, la haute mer à bord de chalutiers, les falaises de Normandie...

Doublement récompensé par le Prix Nadar (2002, 2010), élu en 2016 à l’Académie des Beaux-Arts, l’Institut de France, le photographe arpente cette fois les paysages de l’Arctique, chaos de matières fluides ou gelées, territoires primitifs dont il tire des compositions magnétiques et somptueuses. Outre la liberté du cadrage, s’y reflète son « instinct décisif » et, depuis des années, une méditation inquiète sur le sort du monde. Le réchauffement climatique est trois fois plus sensible aux pôles que sur le reste de la planète. Depuis 2013, Jean Gaumy accompagne régulièrement des océanographes du laboratoire BeBEST/LEMAR (CNRS, UBO, Museum d’Histoire Naturelle) qui étudient l’impact des changements environnementaux sur les coquillages. Il collecte ici des fragments de réel, traque le miroitement des temps anciens et immortalise les paysages menacés. De l’archipel de Svalbard (Norvège) à la base de Daneborg (Groenland), il explique vouloir « capter la genèse du monde » tout en repoussant les « limites de la photographie ».

Le récit de cette immersion septentrionale, au plus près de la matière, trouve naturellement sa place dans le domaine de Château Palmer. Même volonté de valoriser l’empreinte d’un territoire, de défendre la biodiversité, même fascination pour la « terra incognita » et l’esprit d’aventure, même conviction que l’art doit savoir se mettre au service de la nature. En 2020, la figure matricielle du « cercle » accompagne les choix artistiques et la quête sensorielle de Château Palmer. Cette exposition sur le cercle polaire s’est naturellement imposée pour inaugurer une année riche de découvertes et propice aux explorations.

L'exposition Arctique par Jean Gaumy est visible dans le cadre des visites à Château Palmer, du 6 janvier au 24 avril 2020. Durée 2h30 - 70€ - Réservation par e-mail à chateau-palmer@chateau-palmer.com

 

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13.11.2019
Les vendanges 2019 : rencontre avec Théo Ceccaldi
La partition du millésime 2019 s’écrit, les vendanges se sont terminées et laissent place aux vinifications.

Octobre 2019 — La partition du millésime 2019 s’écrit, les vendanges se sont terminées et laissent place aux vinifications. Le 8 octobre, Théo Ceccaldi - qui révélera le nouveau millésime lors d’un concert de jazz - est venu prendre ses premières inspirations à Château Palmer. Cette journée de vendanges et de découverte de la propriété aux côtés de Thomas Duroux lui a permis de vivre la naissance du millésime qu’il interprétera en mars prochain.

Nous avons eu l’occasion d’échanger sur ses premières impressions.

La playlist des vendanges de Théo Ceccaldi :

 

Écouter la playlist

 

L’entrevue

Palmer : Vous faisiez déjà partie des artistes de la 10ème édition d’Hear Palmer aux côtés d’Émile Parisien lors du concert donné au Rocher de Palmer. Vous n’aviez pas pu visiter la propriété.

Théo Ceccaldi : Je m’étais rendu directement au Rocher de Palmer pour jouer. J’étais venu seulement pour la journée car j’étais en tournée. Je n’avais pas eu l’occasion de découvrir Château Palmer. Là, ce qui est cool c’est d’avoir l’histoire de cette cuvée. L’expérience de l’année dernière était plus tendue… Cette cuvée 2019 apparait un peu comme une résurrection.

P : Donc la révélation du millésime 2019 aspire à de bonnes choses ?

T.C. : C’est clair, je pense que cela va être joyeux ! Je trouve que dans cette musique de Django est une espèce de chemin que l’on a construit un peu plus mystérieux, parfois un peu plus sombre mais toujours avec cette joie de partager et de l’effervescence. Quelque chose de très positif qui pétille. Je trouve que ça correspond assez bien. Cette journée va créer une histoire particulière !

P : Vous avez accepté de venir vivre la naissance du millésime 2019 lors des vendanges. S’imprégner d’un lieu et d’une histoire est-il essentiel pour improviser ?

T.C. : Oui, s’imprégner des lieux, de toute l’équipe… Il y a une émulation forte, un vrai plaisir et une vraie passion de travailler ici. Thomas est un puits d’informations, il connait bien la région et le terroir. Découvrir qu’entre 1 et 2 mètres cela pouvait changer la qualité des sols, avec des sols de grave, terreux ou beaucoup plus argileux que tu peux trouver au bord de la rivière. De comprendre les différences que ça créé sur les qualités des vignes et des vins. De savoir que ce sont les vignes les plus anciennes qui donnent les vins les plus fins. De connaitre les différences entre les cépages. De savoir que pour une cuvée il y a plusieurs cépages qui se mélangent. Les différentes étapes de fermentation et tout… C’est hyper inspirant.

P : Pour vous, le lien entre le jazz et le vin est-il évident ?

T.C. : Justement on en discutait avec Thomas, je trouve que ce qui est intéressant c’est que vous êtes aussi dans l’interprétation et l’improvisation tous les ans. La musique telle que je la conçois, se nourrit de plein de musiques et de plein d’influences. Comme pour réussir à assembler le vin, on goute, on met plus ou moins de tel terroir et de tel cépage. C’est un mélange et en musique c’est un peu pareil.

Et puis il y a un deuxième niveau. Il y a aussi le fait de réagir en permanence aux intempéries. Une année, on va avoir un vin qui va être un peu plus droit, une autre où il sera un peu plus solaire… Il faut savoir comment agencer tout ça pour en faire quelque chose d’équilibré et qui marche. Il faut réagir aussi à l’environnement. Le fait de mettre des animaux et de prendre en compte tout l’écosystème, c’est rester à l’écoute de son entourage comme dans la musique de jazz qui est constamment en mouvement.

C’est une histoire de mouvement ! Il n’y a pas une recette arrêtée qui va être définitive. On cherche constamment à se renouveler, à s’enrichir et à s’améliorer. Et la musique que j’aime, c’est la musique qui est aventureuse et qui cherche à explorer de nouveaux horizons. Il y a tout ça qui me parle, qui correspond et qui est cohérent.

P : Comment appréhendez la révélation de ce nouveau millésime et le fait d’être le chef de la partition cette année ?

T.C. : Cela me fait plaisir ! Ça me plait d’imaginer une soirée un peu sur mesure et peu spéciale pour le millésime. Je ne sais pas encore sous quelle forme ? Soit la composition d’une œuvre dédiée au millésime ou alors la réinterprétation d’une œuvre existante et dédiée à ce millésime. J’aime l’idée de jouer dans le chai, dans ce grand espace au milieu des barriques. Ce sera spécial !

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10.10.2019
Le goût des vendanges
Période clé de l’année dans le bordelais, les vendanges ont démarré activement à Château Palmer il y a plus de deux semaines.
Octobre 2019 - Période clé de l’année dans le bordelais, les vendanges ont démarré activement à Château Palmer il y a plus de deux semaines. Les raisins arrivés à maturité sont récoltés avec soin parcelle par parcelle. Les grappes fraichement cueillies sont acheminées vers la table de tri où une équipe s’attèle à retirer feuilles et baies abimées. Dans le cuvier de la propriété, les cuves se remplissent avec méthode car chacune d’entre elles contient un lot provenant d'une parcelle bien définie.
 
Place ensuite à la dégustation des jus qui a lieu tous les matins dans la salle de dégustation du cuvier. Thomas - Directeur général de la propriété, Sabrina - Directrice technique, Olivier - Maître de chai et Hervé - en charge du laboratoire d’analyses, se réunissent pour déguster chacun des lots et et établir le programme de remontages du jour suivant.
 
À ce stade, certains moûts sont encore sucrés, tandis que d’autres, issus des premières parcelles ramassées, ont fini leur fermentation alcoolique. Les dégustateurs se concentrent sur leur texture, leur structure tannique et leur acidité pour guider le rythme et le volume de remontage des cuves.
 
Cette dégustation matinale est un moment décisif, où le pilotage des vinifications contribue à façonner le nouveau millésime. Cet exercice demande une connaissance aiguë du vignoble de Château Palmer, afin de prendre les décisions qui permettront d’exprimer dans ce millésime 2019 toute la richesse, les nuances, la complexité, la beauté de notre terroir.
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12.09.2019
«Jazz, the sound of New-York» de Philippe Lévy-Stab
Château Palmer accueille l’exposition «Jazz, the Sound of New York» de Philippe Lévy-Stab.
Septembre 2019 - Château Palmer accueille l’exposition «Jazz, the Sound of New York» de Philippe Lévy-Stab. Les portraits de grands jazzmen et perspectives urbaines qui la composent, retracent le projet unique façonné par le photographe au cours des trente dernières années. Du 2 septembre au 20 décembre 2019, son univers s’unit à celui de la propriété autour de leur passion commune pour le jazz.
 
Philippe Lévy-Stab sublime depuis l’adolescence les grandes figures du jazz. À travers les photos qu’il réalise au cours de ses nuits blanches dans les clubs de Manhattan, il capte l’inspiration et la singularité de ces musiciens pour mieux les révéler sur le papier. Saisissant l’insaisissable, il imprime en noir et blanc argentique toute l’humanité d’artistes au nombre desquels figurent Art Blakey, Dizzy Gillespie, Freddie Hubbard, Elvin Jones, Wynton Marsalis ou encore Archie Shepp.
 
Spontané par nature, le jazz s’accommode mal de longues séances de pose. De cette contrainte, le photographe fait son style. Ses photographies naissent de prises de vue limitées à moins de cinq minutes face aux musiciens et d’une complicité faite de trois décennies de rencontres.
 
Les images de Philippe Lévy-Stab célèbrent aussi New York, indissociable de ses rythmes qui lui sont chers. « Si le jazz est un cri, c’est celui de New York, ville d’énergie qui ne laisse exister que la force de sa réalité où l’esprit du jazz révèle sa vérité profonde », affirme-t-il pour évoquer les liens entre musique et paysages urbains.
 
L'exposition « Jazz, the sound of New-York » par Philippe Lévy-Stab est visible dans le cadre des visites à Château Palmer, du 2 septembre au 20 décembre 2019. Durée 2h30 - 70€ - Réservation par e-mail à chateau-palmer@chateau-palmer.com
 
 
Roy Hargrove - City Hall Park, New York 2009
Gelatin silver print 100x100cm - Ed. of 5.
©Philippe Lévy-Stab
 
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30.08.2019
Les bienfaits du compost
Le compost est le processus idéal pour réutiliser toutes les matières organiques que nous jetons à Château Palmer.

Août 2019 — Le compost est le processus idéal pour réutiliser toutes les matières organiques que nous jetons à Château Palmer. Il est constitué de quatre éléments. Le fumier d’animaux provient des moutons et des vaches dont les bergers s’occupent. Les sarments de vignes sont ramassés par le chef de culture, les vignerons et les tractoristes. Les déchets des vendanges sont composés des rafles et des déchets issus du tri (raisins, insectes, feuilles). Les déchets verts du jardin sont composés de branches, brindilles, épluchures et bien d’autres. Tous ces éléments qui constituent le compost sont récoltés toute l’année, sauf pour les déchets des vendanges, récupérés entre septembre et octobre. Ils sont stockés en tas sur une parcelle dédiée à cet usage.

Au mois d’août, les quatre tas sont homogénéisés à l’aide d’un broyeur mélangeur. Le compost est ensuite disposé en andain, ce qui représente une bande continue sur le sol. Des préparations biodynamiques à base de plantes y sont ajoutées pour aider la transformation du compost. C’est également à ce moment qu’a lieu la fermentation qui peut atteindre les 60°C et laisse l’eau s’évaporer.

Le compost va se complexifier et se stabiliser pendant plusieurs mois. Ce processus riche et complexe offre différents bénéfices pour les vignes et le sol. Il peut s’utiliser « jeune », environ quatre mois de maturation, ou « vieux » avec plus de six mois de maturation. Un compost « jeune » sera fortement azoté et bénéficiera à la plante. Un compost « vieux » est plus riche en carbone et constitue un apport intéressant pour le sol. La répartition du compost sur les sols se déroule entre décembre et janvier pour la plantation de jeunes pieds de vignes ainsi que sur certaines parcelles en production.

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12.08.2019
Assemblages et composition
Le maître de chai et son équipe sont les compositeurs des vins de Château Palmer. Ils révèlent...

Août 2019 - Le maître de chai et son équipe sont les compositeurs des vins de Château Palmer. Ils révèlent leur complexité et leur équilibre à travers diverses opérations au chai. Parmi elles, l’assemblage, qui consiste à assembler différents lots. 

Nous procédons à deux assemblages différents au cours de la vie d’un millésime.

Le premier assemblage est réalisé quelques mois après les vendanges, avant les primeurs, et aboutira à la création de nos deux vins, Château Palmer et Alter Ego.

À l’issue des vinifications, chaque lot est mis en barrique. Commence alors l’élevage, et chacun des lots est dégusté régulièrement, au cours des séances de dégustation qui verront la création de l’assemblage final. Les créateurs choisissent les lots qui constitueront le noyau de Château Palmer, puissant et structuré, et celui d'Alter Ego, spontané et fruité. Avec toujours cette même trame onctueuse et délicate qui signe les vins de la propriété.

Le deuxième assemblage a lieu avant la mise en bouteille, soit après 20 à 22 mois d’élevage en barriques. Le but est d'homogénéiser les vins, qui sont remis en cuves une dernière fois.

C’est ce dernier assemblage que l’équipe du chai a réalisé ces dernières semaines, qui voit ainsi l’accomplissement du millésime 2017. 

Comme une partition, les notes se complètent pour donner un morceau harmonieux. Le travail de composition est maintenant achevé… qui ne demandera qu’à être interprété lorsque ces bouteilles seront ouvertes pour un beau moment de partage.

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11.06.2019
Parenthèse fleurie
Le temps d’une parenthèse fleurie dans les vignes du Château Palmer. Les boutons floraux disparaissent...

Juin 2019 – Le temps d’une parenthèse fleurie dans les vignes du Château Palmer. Les boutons floraux disparaissent pour laisser place aux fleurs de vignes qui se dévoilent discrètement à travers les rangs. Ces notes florales sont quasiment imperceptibles tant elles sont subtiles et délicates.

La période de floraison est brève et varie entre huit et dix jours. C’est l’une des étapes les plus importantes dans le cycle de la vigne. Étant hermaphrodites, à la fois mâle et femelle, les fleurs de vigne se pollinisent entre elles : parfois sur la même fleur, souvent sur la même grappe, de temps à autre entre grappes du même pied, et parfois même entre pieds voisins, à l’aide des différentes espèces d’insectes et d’oiseaux.

Tandis qu’ils poursuivent les travaux d’épamprage, les vignerons et vigneronnes du Château Palmer sont spectateurs de cette évolution naturelle. Un climat optimal est nécessaire au moment de la floraison : lumineux, sec et chaud, entre 18 et 25 degrés. Les capuchons floraux se décollent alors délicatement et laissent paraitre les pistils et les étamines. Puis les fleurs disparaissent successivement et donnent naissance à de petites baies. À l’inverse, une météo plus changeante peut provoquer de la coulure et susciter une fécondation imparfaite de certaines fleurs.

La qualité de floraison est une première indication sur le potentiel quantitatif des prochaines vendanges. Cette première estimation n’est pas figée car le cycle de la vigne se poursuit. Aujourd’hui, cette expression fleurie est pleine d’espoir pour Château Palmer... même s’il reste du chemin à parcourir avant la récolte du millésime 2019 !

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29.04.2019
2018, millésime hors norme
L'inquiétude, et finalement le soulagement ! (…) De décembre à mars, des hallebardes s’abattaient sur...

Avril 2019 - L'inquiétude, et finalement le soulagement ! De décembre à mars, des hallebardes s’abattaient sur le Médoc, gorgeant d’eau et refroidissant les sols. Les bourgeons hésitaient à pointer. La pluie continua à tomber de manière incessante au printemps, sous des températures bien douces pour la saison. Inévitablement, malgré toute l’attention et les soins des équipes, le mildiou s’installa dans les rangs. Les défenses de la vigne furent mises à rude épreuve. Nos vignerons l’entourèrent de leurs soins, offrant à chaque pied tisanes, bouillie bordelaise, effeuillage pour aérer les grappes.

Mais le miracle survint. L’été fut chaud, sec, réparateur. La véraison commença dès la première semaine d’août. L’ensoleillement fut idéal tout l’été, les nuits fraîches, et plus la moindre goutte. La vigne concentra son énergie sur les grains rescapés. Un halo vertueux parcourut les rangs.

Il en ressort une concentration tannique et aromatique dans les raisins comme nous en avons rarement eu dans l’histoire de la propriété. Les dégustations quotidiennes pendant les vinifications nous ont confirmé le potentiel incroyable de cette récolte. La puissance extraordinaire des jus nous amène à prendre une décision inédite : ils entreront quasiment tous dans l’assemblage final d’un très grand Château Palmer, sans Alter Ego cette année.

Dans la constellation des grands millésimes de Château Palmer, 2018 brille déjà d’un éclat singulier.

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